Paris sportifs : pourquoi la gestion de bankroll est indispensable pour gagner

Dans les paris sportifs, tout commence avec la bankroll.

C’est un élément majeur de votre succès en tant que parieur.

C’est aussi un point noir pour un grand nombre de joueurs.

Car si vous ne savez pas gérez votre bankroll, vous risquez fortement la banqueroute.

Je ne vais pas ici détailler toutes les façons de gérer votre bankroll : je vais surtout vous expliquer pourquoi cette gestion est indispensable.

Je vais aussi vous montrer pourquoi vous pouvez gagner plus d’argent en vous intéressant à ce sujet complexe.

Oui, honnêtement, ce n’est pas un sujet facile à traiter. Ce n’est pas non plus un sujet très vendeur.

Parce qu’il nous met, nous, les parieurs sportifs, face à nos contradictions. Et face à ce que nous ne voulons pas forcément entendre.

Pourtant, si vous voulez gagner véritablement de l’argent avec les paris sportifs, cet article est tout simplement indispensable.

Portrait d’un bon parieur sans gestion de bankroll

J’ai mis des années à comprendre et surtout à appliquer ce que je vais dire plus loin.

Je parie depuis près de 15 ans. Je me considère donc comme un parieur accompli.

J’ai acquis, au fil du temps, une connaissance précise de certains sports et de leur mécanique. Cela m’a permis de réaliser de jolis coups et d’encaisser de belles sommes, essentiellement en pariant sur des matchs de basket.

Certaines saisons, j’approchais les 70% de réussite, notamment sur la Pro A (championnats de France de basket, aujourd’hui “Jeep Elite”).

En général, je tournais aux alentours de 62/63% de réussite. Ce qui est un excellent taux. Jouer 10 tickets et gagner 6 fois sur 10, c’est plutôt pas mal.

Résultat ? Un bénéfice moyen. Et, très souvent, pour dire vrai, du déficit.

Sur mes dix premières années de paris, j’ai dû être en bénéfice sur trois années. Le reste du temps, j’étais dans le rouge.

Si je devais faire le bilan sur ces dix années, il est clair qu’au final, j’avais davantage perdu d’argent aux paris sportifs que je n’en avais gagné.

Je ne vais pas vous mentir : si j’avais su gérer ma bankroll plus tôt, j’aurais sans doute évité de nombreuses pertes. J’aurais gagné de l’argent beaucoup plus rapidement.

Car comme que je n’avais aucune stratégie ni gestion de bankroll, je ne savais pas :

  • Maximiser mes gains grâce à une gestion efficace
  • Gérer mes pertes en ajustant ma bankroll

J’ai dû voir la vérité en face : un parieur correct peine à être en bénéfice sans gestion de bankroll. C’était mon cas.

Je pensais être un bon parieur… mais je me trompais

Pourtant, à l’époque, mon taux de réussite me classait parmi les parieurs fiables. Les « bons » parieurs.

La vérité ? C’est que j’étais un parieur du dimanche…

Parce que j’avais oublié le principal.

Et le principal, c’est de savoir gérer son argent. Les paris sportifs sont un jeu d’argent, ne l’oublions pas.

En fait, j’avais tout compris du « sportif » (mes performances le démontraient), et pas grand-chose du « paris ».

Être un bon parieur ne suffit pas. Il faut être un bon gestionnaire.

Peu importe votre réussite, votre cote moyenne, votre sport favori, vos stats ou votre façon de parier : sans gestion de bankroll, vous n’avez quasiment aucune chance d’être en bénéfice.

Sans gestion de bankroll, vous allez droit dans le mur.

Savoir gérer sa bankroll, c’est donc passer du statut de parieur du dimanche à celui de parieur sérieux.

Savoir gérer sa bankroll, c’est ne plus parier telle ou telle somme « au hasard ».

Gérer ses mises, son capital, ses bonnes comme ses mauvaises séries, sont autant d’éléments fondamentaux si vous voulez gagner de l’argent sur le long terme.

Attention, si vous voulez continuer à parier comme un débutant et « pour le plaisir », aucun problème : cet article n’est juste pas fait pour vous.

Mais si vous voulez commencer à gagner de l’argent pour de bon avec les paris sportifs, alors cet article va vous intéresser.

Définition de la bankroll

Votre bankroll, c’est votre budget de base, votre capital. Si vous allouez 100€ aux paris sportifs, votre bankroll est donc… de 100€.

Jusque-là, rien de très compliqué.

Aujourd’hui, de plus en plus de personnes jouent directement en ligne, sur les sites des bookmakers. Cela peut faciliter les choses, car votre solde de départ équivaut tout simplement à votre bankroll.

Si vous jouez au bureau de tabac, vous ne devez pas échapper pas à la règle.

Jouer sans avoir de bankroll est suicidaire. Tout simplement. Je vais y revenir plus loin, mais un conseil : même si vous allez dans un bureau de tabac pour jouer, fixez-vous une première règle.

Cette règle, la voici : mettez de côté la somme totale de votre bankroll en argent liquide.

Placez cette somme dans une boîte, une tirelire, que sais-je. Il vous faudra matérialiser vraiment votre bankroll. En début de saison, vous devez « voir » votre bankroll comme un tout.

Evitez donc de payer en carte bleue ou en chèque. Car l’une des règles de la bankroll, et l’un de ses intérêts, c’est de pouvoir contrôler son capital.

Il faut donc que vous sachiez précisément où vous en êtes. Les paiements « dématérialisés » sont, par définition, invisibles physiquement. Ils ne vous donnent aucune prise sur votre bankroll. C’est donc une erreur.

Un capital qui vous appartient… en partie

Ce capital que vous allouez aux paris sportifs, vous devez avant tout être en capacité de le perdre. Dites-vous bien qu’une fois que ce capital est alloué à un bookmaker (ou dans une tirelire), il n’est plus sur votre compte bancaire.

Vous avez placé 100€ sur Unibet ? OK. Considérez que cet argent n’est plus dans votre poche, mais dans celle d’Unibet. Votre objectif, bien sûr, c’est de faire revenir cet argent sur votre compte, le tout en encaissant un maximum de bénéfices.

En fait, la somme que vous allouez à votre bankroll, c’est un peu comme un investissement.

Lorsque l’on investit dans une entreprise ou dans un bien immobilier, l’argent que l’on investit ne nous appartient plus vraiment. Il est alloué à l’entreprise.

Vous ne pouvez pas le reprendre quand bon vous semble. Remarquez que l’on « place » de l’argent sur un bookmaker, que l’on « place » de l’argent sur un pari, comme on « place » de l’argent dans un logement… !

Cet argent, ainsi « placé », n’est plus vraiment le vôtre donc. Il est « investi ». Vous imaginez un acheteur d’un bien immobilier, qui a investi 150 000€, demander soudainement à récupérer 10 000€ ?

Avec les paris sportifs, je vous conseille de considérer que votre bankroll est votre investissement de départ et qu’il ne vous appartient plus tout à fait.

Attention : vous dire que ce n’est plus « totalement » votre argent, ce n’est pas considérer que vous l’avez déjà perdu.

Vous devez au contraire considérer que c’est à vous de faire fructifier cette somme d’argent.

Attendez la suite : nous passons aux choses concrètes.

Choisir le montant de sa bankroll : un moment crucial

C’est le premier point d’importance.

En fait, on choisit souvent sa bankroll un peu au hasard.

En se disant : « Combien je peux placer sur tel ou tel bookmaker ? Oh tiens, il y a un bonus… ». J’ai écrit un article complet sur la vraie teneur bonus des bookmakers, n’hésitez pas à le lire, vous allez voir : c’est édifiant ! Mais ce n’est pas le sujet ici…

Donc généralement, et pour simplifier, les bankrolls des parieurs lambdas sont de l’ordre de 50€ ou 100€. Parfois plus, parfois moins.

Le problème n’est pas le montant, mais la façon dont la bankroll est déterminée.

Il faut, autant que possible, éviter de laisser le hasard ou vos émotions décider pour vous. Et je ne parle pas des « bonus » que vous font miroiter les bookmakers…

Voici les 3 règles incontournables pour choisir le montant de votre bankroll :

  • C’est une somme que vous pouvez perdre sans vous retrouver en difficulté financière – c’est une règle d’importance, souvent connue de tous, mais je préfère la rappeler
  • C’est une somme qui va vous permettre de parier un certain pourcentage à chaque fois
  • C’est donc aussi une somme qui va déterminer votre potentiel de gain

Si je n’ai pas à revenir sur le premier point, je pense qu’il est important de détailler les deux suivants.

Vous allez voir : il n’y a rien de sorcier, mais tout est indispensable.

Votre bankroll détermine la somme que vous allez parier

L’intérêt d’une bankroll, c’est de vous imposer une discipline financière stricte.

Le montant de votre bankroll va ainsi directement influer sur la somme que vous allez parier.

En fonction de votre choix et de la confiance que vous avez en votre prédiction, cela correspondra à 1, 2, 3, 4 ou 5% de votre bankroll, au maximum, pour chaque pari.

Autrement dit : avec une bankroll de 100€, le montant maximal de votre pari devrait être de 5€.

Si vous avez l’impression que cette mise maximale est ridicule vu la somme totale de votre bankroll, je peux, à première vue, vous comprendre.

Mais miser 5% de sa bankroll sur chaque pari, c’est un vrai risque. Oui, c’est un risque mesuré, mais 5% reste un chiffre très élevé à mes yeux.

Car ces 5% signifient aussi qu’en cas de mauvaise série, la banqueroute peut très rapidement intervenir. Vous pouvez très vite tout perdre.

Gérer sa bankroll, c’est savoir que les mauvaises séries existent

Par exemple, si vous pariez deux tickets en moyenne chaque jour, il suffit que vous ayez une mauvaise série de 10 jours consécutifs pour tout perdre si vous pariez 5% de votre bankroll à chaque fois.

Vous pensez que ce genre de série est exceptionnelle ? Vous vous trompez. Cela arrive très souvent.

D’ailleurs, une série négative est très délicate à arrêter. Un tourbillon négatif est vite arrivé, et il est souvent difficile de parier sereinement lorsque l’on voit les pertes s’accumuler.

Les pertes vous rendent vulnérables, et votre capacité de parieur s’étiole. Votre rationalité diminue. Vos chances de gagner aussi.

Vous vous acheminez, lentement mais inévitablement, vers la banqueroute.

Ce tableau est bien noir, mais il est véridique. C’est pour cela que votre bankroll doit déterminer votre mise maximale.

Pour ma part, mes mises varient en fonction de ma confiance, mais ne dépassent jamais 3% de ma bankroll totale. Cela signifie que la plus longue mauvaise série possible est d’au moins 33 paris consécutifs perdants.

Je parie cependant une à deux fois par an 5% de ma bankroll. Sur des matchs où je repère une grosse « value », sur certains paris long terme (de type « qui va gagner la compétition X ? »), ou encore sur une erreur de cote.

Mais cela reste tout à fait exceptionnel. La plupart de mes paris sont compris entre 1 et 3% de ma bankroll. Pas plus !

Votre bankroll détermine donc combien vous allez gagner d’argent

On arrive donc au troisième point soulevé précédemment : c’est votre bankroll qui détermine les bénéfices que vous pourrez gagner.

Rappelons que le montant total de votre capital déterminera, d’une façon ou d’une autre et quel que soit le pourcentage choisi, le montant de vos mises. De fait, votre bankroll va tout simplement déterminer votre potentiel de gain.

Je croise très souvent des parieurs débutants qui placent 100€ sur un bookmaker et qui annoncent d’emblée : « Je veux gagner 1000€ cette année ».

Faites un tour sur Facebook ou sur Twitter, ce genre de propos sont légion. Et cela fleurit comme des champignons. Ces parieurs affirment vouloir « transformer x€ en xx€ ». A vouloir transformer le plomb en or… on se brûle souvent les ailes.

Je reprends mon exemple : le parieur, qui veut atteindre 1000€ avec 100€ de départ, doit « simplement » multiplier par 10 sa bankroll.

Ce genre d’objectif est tout à fait impossible à atteindre.

Pire : c’est ce genre de réflexion qui mène droit à l’échec, et à la perte de tout votre capital.

Ce n’est pas VOUS qui allez fixer cet objectif, mais bien votre bankroll.

Voici un exemple pour bien comprendre.

Vous vouliez du concret ? Vous allez être servi.

Exemple : 100€ de bankroll, mise par pari : 3%

Je commence avec 100€ de bankroll. C’est une petite bankroll, mais c’est suffisant pour commencer.

Je parie au maximum 3% – je vais ici considérer que 3% est ma mise récurrente pour simplifier les calculs.

Je parie sur des matchs en simple, avec une cote moyenne de 1,8.

Je place en moyenne 15 tickets par mois, et ce pendant les 8 mois que durent une saison.

Soit, sur toute l’année, 120 tickets à 3% (= 3€) avec, à chaque fois, un bénéfice possible de 2,4€ en moyenne (ma cote 1,8 x ma mise de 3€ = 5,4€ | il faut ensuite ôter la mise de chaque ticket : 5,4€ – 3€ = 2,4€).

Si je considère que mes tickets seront valides dans 60% des cas, alors 72 tickets seront gagnants (72*2,4€ = bénéfices) et 48 tickets (48*3€ = pertes) seront perdants.

72*2,4 = 172,8€ de bénéfices

48*3 = 144€ de perte

172,8€ – 144€ = 28,8€

Avec ma bankroll de 100€, si je mise 3% par pari sur une cote moyenne à 1,80 et si j’espère un taux de réussite de 60%, je peux espérer 28,8€ de bénéfices sur une saison (avec 15 tickets / mois, soit environ 4 par semaine).

28,8€ de bénéfices ?! C’est tout ?!

Peut-être que c’est votre réaction. Gagner moins de 30€ sur une saison en ayant une bankroll de départ de 100€, quelle blague !

En fait, 28,8€ de bénéfices en partant de 100€… cela correspond à un retour sur capital (ROC) de 28,8%. C’est un petit ROC, mais c’est déjà pas mal : vous êtes dans le vert !

Pour ma part, je considère qu’une saison réussie permet d’obtenir un ROC compris entre 25% et 50%. Cela signifie que mon capital de départ doit grossir de 25 à 50%. Une nouvelle fois, face aux investissements classiques et au livret A à 0,75%, imaginez un peu ce que c’est que 25% de rentabilité : c’est tout simplement énorme.

Si vous pensez pouvoir multiplier votre bankroll par dix en une seule année, vous vous trompez. Atteindre un ROC de 20 ou 25% est une belle performance. Et c’est une performance rare.

Les paris sportifs ne sont pas un sprint à l’argent facile : c’est un marathon serein, une gestion prolongée et saine de votre propre argent.

Aussi, si vous voulez gagner plus en termes d’argent, si vous recherchez davantage de bénéfices, il y a quelques facteurs sur lesquels vous pouvez jouer :

  • Avoir une bankroll plus élevée. Mécaniquement, vos bénéfices seront plus élevés. Avec les mêmes cotes, les mêmes stats que ci-dessus, mais une bankroll de 1000€ au lieu d’une bankroll de 100€, votre gain probable sur la saison ne serait plus de 28,8€ mais de 288€… Cela change déjà pas mal les choses, pas vrai ?

En agissant de la sorte, vous améliorez votre ROC (return on capital), mais pas forcément votre ROI (return on investment). Connaître les différences de ces deux termes est importante, aussi je vous proposerai un article à ce sujet.

En fait, augmenter le montant de votre bankroll est le seul facteur que vous pouvez modifier sans conséquence négative directe sur votre taux de réussite. Bien sûr, d’autres possibilités existent, mais sont plus risquées pour augmenter vos bénéfices tout en respectant votre gestion de bankroll.

Augmenter ses bénéfices potentiels, c’est aussi augmenter les risques

Faisons le tour des autres facteurs que vous pouvez essayer de modifier pour percevoir davantage de bénéfices :

  • Vous pouvez jouer davantage : si je joue plus de tickets et si je conserve une réussite moyenne de 60%, j’augmenterai mécaniquement mes bénéfices. Ainsi, si vous ne jouez plus 120 tickets mais 180 tickets chaque année, avec le même taux de réussite de 60% et une cote moyenne à 1,8, votre bénéfice possible passera à 43,2€.

La difficulté ? En voulant jouer plus, vous risquez de perdre en « qualité » de paris, et donc voir votre taux de réussite chuter.

  • Jouer sur des cotes plus élevées : ici aussi, l’augmentation mécanique de la cote moyenne entraînera une augmentation des bénéfices possibles.

Reste que jouer sur des cotes plus hautes (ou sur des paris combinés) aura forcément un impact sur votre taux de réussite, car les probabilités de succès sont plus faibles. On ne peut pas avoir le même taux de réussite sur des cotes à 1,8 et sur des cotes à 3…

  • Augmenter votre % de réussite (60% est une bonne moyenne pour un parieur correct), et cela tient à votre expertise – temps passé à regarder les matchs, analyse, suivi de l’actualité sportive – mais aussi à la réussite, donc à une forme de hasard.

En admettant que votre pourcentage de réussite n’est pas de 60% mais de 65%, avec une bankroll de 100€ et une mise de 3€ sur 120 tickets à 1,8 en une saison, votre retour sur capital ne sera pas de 28,8%… mais de 61,2% !

Jouer moins, pour jouer mieux : voici ma théorie

Je voudrais rester un instant sur ce dernier point : le pourcentage de réussite. Oui, c’est un facteur qui tient à votre expertise, à votre connaissance du sport… Mais pas seulement.

Le pourcentage de réussite est intimement lié à votre façon de parier et à votre capacité à… ne pas parier !

Je vous explique ma réflexion.

Lorsque j’ai compris que bankroll et gestion de bankroll étaient essentiels, je suis parvenu au constat que pour améliorer mon ROI et mes bénéfices, je pouvais avant tout essayer d’améliorer mon taux de réussite.

Après tout, c’est surtout ce facteur qui est directement lié à mes « performances » de parieur. Je ne voulais pas changer de façon de parier : je ne voulais pas augmenter mon nombre de tickets joués, et encore moins me frotter à des cotes inhabituelles pour moi.

En fait, pour augmenter mon pourcentage de réussite, une action s’est avérée particulièrement intéressante : j’ai joué moins de tickets.

Cela peut paraître étonnant, car nous avons vu plus tôt dans cet article que jouer plus de tickets, à taux de réussite égal, permettait d’engranger plus de bénéfices. Logique, me direz-vous.

Je vous indique aussi que jouer plus de tickets signifie souvent jouer moins « qualitativement ». On s’essaie au quantitatif, et on perd un peu de vue le qualitatif. Hé oui, le taux de réussite risque de baisser si l’on joue davantage de tickets.

Et si jouer moins permettait d’augmenter le qualitatif ?

Autrement dit : et si jouer moins de tickets permettait d’augmenter le taux de réussite ?

Vous savez quoi ? J’ai essayé.

J’ai joué 25% de tickets en moins, et voici le résultat

Reprenons notre exemple.

120 tickets par an. Cote moyenne 1,8. Mise fixe : 3% de ma bankroll initiale.

Avec ce mode de jeu, le taux de réussite moyen d’un parieur correct est de 60%.

Imaginons maintenant que je réduis le nombre de tickets joués à 90. Cela correspond à 25% de tickets en moins : c’est une forte baisse.

Je restreins mes paris à ceux qui correspondent à des critères sportifs et extra-sportifs plus stricts : ma confiance personnelle sur le pari, ma capacité à prendre en compte tous les facteurs (ce joueur sera-t-il présent, ou non ? s’il me manque une info = je m’abstiens, etc) ou encore ma réussite passée sur tel ou tel championnat… me permettent d’écarter davantage de paris a priori plus « risqués ».

Less is more ! Pour moi, moins de paris = + de bénéfices !

En agissant de la sorte, je réduis le nombre de tickets perdants car je me concentre sur les paris qui m’apparaissent les moins risqués. Et, forcément, mon taux de réussite augmente.

Je l’ai expérimenté moi-même, et les résultats étaient là.

Oh attention, le taux de réussite ne grimpe pas en flèche. Je gagne quelques points de réussite tout au plus. Par exemple, en réduisant mon nombre de tickets joués sur la saison à 90 contre 120 au départ, mon taux de réussite peut augmenter de 3% et peut même atteindre une augmentation de 7%.

Admettons ! Je parviens à jouer moins, et donc à jouer mieux.

Cela fait augmenter mon taux de réussite de seulement 3% (on peut atteindre jusqu’à 7% supplémentaires selon mon expérience). Voici les calculs :

Au départ, je jouais :

120 tickets par an. Cote moyenne 1,8. Mise fixe : 3% de ma bankroll initiale (100€)

Pourcentage de réussite : 60%

Bankroll finale à la fin de la saison : 128,8€

Retour sur capital : 28,8%

Retour sur investissement : 8%

Voici les détails du calcul du ROI : 28,8€ de bénéfices divisés par 360€ [120 tickets à 3€]) x 100

___

En privilégiant la qualité, je restreins mon nombre de tickets :

90 tickets par an. Cote moyenne 1,8. Mise fixe : 3% de ma bankroll initiale (100€).

Pourcentage de réussite : 63%

Bankroll finale à la fin de la saison : 136,18€

Retour sur capital : +36,20%

Retour sur investissement : 13,14%

Voici les détails du calcul du ROI : 36,18€ de bénéfices divisés par 270€ [90 tickets à 3€]) x 100


En jouant de la sorte, je parviens donc à passer d’un ROI de 8% (un ROI correct) à un ROI de 13,14% (ROI qui commence à avoir une belle gueule).

C’est la preuve que jouer moins, mais jouer mieux, permet de gagner plus.

Si vous vous dites : « jouer 25% moins pour gagner 8€ de plus, pffff », alors vous n’êtes pas prêt à adopter une gestion de bankroll rigoureuse. Vous n’êtes pas prêt à gagner aux paris sportifs.

Vous voulez vibrer, vous amuser, vous divertir avec vos amis.

Mais vous ne pourrez pas gagner sur le long terme.

Gagner aux paris sportifs, c’est comprendre que vous serez souvent tiraillé entre la volonté de jouer, et celle de gagner.

C’est un bras de fer permanent… Avec vous-même.

La gestion de bankroll, c’est un peu la fin de la récré

Gérer sa bankroll, cela revient en fait à comprendre les tenants et les aboutissants des paris sportifs.

C’est comprendre comment vous gagnez de l’argent, comment vous pouvez en perdre.

Sans gestion de bankroll, vous allez jouer « comme vous le sentez », et vous avez de grandes chances de perdre tout votre capital.

Vous voulez rester un parieur impulsif, un « parieur du dimanche » comme je l’étais ?

Comprendre que votre bankroll déterminera vos gains, et savoir quels peuvent être ses gains globaux, tout cela est impératif. Car cela aura un impact sur votre façon de jouer.

Et cette compréhension doit avoir un impact sur votre façon d’appréhender les paris sportifs avant même que vous ne placiez de l’argent sur un bookmaker.

Demandez-vous ce que vous voulez gagner cette année. Est-ce que ce montant est compatible avec votre bankroll ?

Si ce n’est pas le cas, il vous faudra :

  • Ou bien changer votre façon de penser et réfléchir en termes de retour sur investissement plutôt qu’en termes de bénéfices nets
  • Ou bien changer le montant de votre bankroll pour atteindre vos objectifs en termes de bénéfices nets

« Mais moi, j’ai réussi à doubler ma bankroll en deux semaines ! »

Bien sûr, c’est possible. Il suffit parfois d’un pari pour doubler sa bankroll. Mettre l’intégralité de sa bankroll sur une cote à 2 suffit largement.

On peut bien sûr multiplier par 10 sa bankroll en quelques jours. Après tout, pourquoi pas ? Il faut être en réussite, et enchaîner les paris gagnants.

On peut aussi la multiplier par 100, hein… Soyons réalistes.

Multiplier sa bankroll par 2 sur des paris « all-in », fort heureusement pour les parieurs, cela arrive.

On ne voit même que des gagnants sur les réseaux sociaux ! Incroyable, non ?

Vous ne voyez pas tous les paris « all-in » et plus généralement tous les paris perdants qui enrichissent les bookmakers. Les perdants ne sont pas fiers.

Les bookmakers, eux, se frottent les mains. Pourtant, ils ne mettent en avant que les grands gagnants… Forcément, c’est nettement plus vendeur.

Selon des études récentes, seuls 2 à 3% des parieurs parviennent à gagner de l’argent aux paris sportifs.

Retenez cette statistique, et regardez un peu sur Twitter ou Facebook : on dirait qu’il y a 100% de gagnants… !

Penser que vous pouvez miser 20, 50 ou 100% de votre bankroll sur un pari et gagner de façon récurrente, c’est faux. Cela sent davantage la banqueroute que la fortune.

Mettons-nous un instant dans la peau d’un parieur qui a une bankroll de 100€.

Il ne suit pas de gestion de bankroll et perd rapidement 20€. Deux paris pris rapidement, 10€ sur chaque ticket… Des erreurs de débutant. Soit !

Peut-être même s’est-il fait avoir par le bonus d’ouverture de compte offert par le bookmaker, comme je le décris dans cet article.

Bref ! Le voilà donc à 80€. Pensez-vous qu’il va être en capacité de se discipliner, de suivre un pourcentage de mise raisonnable, et de parier peu à peu, en plusieurs semaines, en plusieurs mois peut-être pour remonter à 100€ ?

Non, bien sûr que non.

Sa gestion désastreuse lui a fait perdre 20% de sa bankroll en un rien de temps.

Sa réaction est toute vue : il va vouloir « se refaire ».

Il va lorgner sur des cotes plus grosses.

Sur des combinés improbables.

Il va vouloir miser davantage. Pour compenser ses pertes passées.

Vous connaissez la suite…

La bankroll, le monde réel des parieurs confirmés

Parler de bankroll revient donc à évoquer le monde « réel » des parieurs sportifs.

Gérer sa bankroll, c’est se confronter à la vérité des paris sportifs. Un parieur professionnel est un investisseur raisonné. Il connaît les risques et agit en fonction de ceux-ci.

Les titres racoleurs comme « Paris sportifs : comment gagner 1208€ avec 10€ seulement » devraient donc vous faire sourire.

Vous ne devriez plus cliquer sur les vidéos de type « Devenir millionnaire en un an avec les paris sportifs ». Vous savez que ce n’est pas la réalité.

Comprendre ce qu’est une bankroll et quel est son objectif vous fait passer dans le monde des parieurs confirmés.

Gérer sa bankroll, comprendre comment gérer ses mises, comprendre que doubler sa bankroll n’est pas un objectif atteignable à court terme (sauf risques énormes), comprendre que vous pariez pour rester dans le vert sur le long terme, tout cela vous fait passer un cap.

Attention, je respecte tout à fait les gens qui jouent pour le plaisir.

D’ailleurs, tout le monde ou presque commence à parier « pour le plaisir ».

Tout le monde ou presque a perdu sa première bankroll.

Beaucoup continuent à parier sans penser à leur capital, à leur mise maximale, et encore moins à leur ROI.

Ils parient parfois telle ou telle somme. Quand ils pensent avoir affaire à un super pari, ils sont près à tout mettre. A tout perdre, donc.

Ce sont ces parieurs qui enrichissent les bookmakers.

Et puis, certains parieurs, un petit nombre d’entre eux, se dit un jour que finalement, parier c’est bien, mais gagner c’est mieux.

Si vous voulez continuer à jouer comme bon vous semble, pour le plaisir pur, c’est tout à fait respectable et tout à fait possible. Mais sachez que vous ne gagnerez pas d’argent sur le long terme.

Si vous souhaitez gagner, il faut changer de façon de parier. Il faut s’imposer une discipline, et celle-ci a un nom : la gestion de bankroll.

Voici la fin de la récré, la fin du jeu, la fin des paris sportifs vus comme une salle de casino.

Pour gagner, il ne suffit pas d’être un bon parieur.

Il faut également être un bon gestionnaire.

Et ça, ça s’apprend.

Je prépare un article complet sur l’initiation à la gestion de bankroll. Restez connectés !


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Gabin 

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