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Montante aux paris sportifs : une méthode et des risques ?

La montante est une « méthode » de paris très courante, qui est appréciée des parieurs pour trois raisons :

  • Elle est très simple à mettre en place, même pour les débutants
  • Elle peut, du moins à première vue, générer de gros gains
  • Elle est possible sur n’importe quel site de paris et sur tous les sports/championnats
  • Elle est rapide et… spectaculaire

Zoom aujourd’hui sur les principes de la montante, sur son fonctionnement, son efficacité, mais aussi sur les améliorations possibles.

Principes de la montante aux paris sportifs

La méthode est simple : on commence avec une mise assez faible, et on tente de la faire fructifier en remettant en jeu, à chaque fois, l’intégralité des gains.

Par exemple :

On mise 5€ sur cote à 2. On gagne 10€.

On rejoue ces 10€ sur une cote à 2. On gagne 20€.

On rejoue à nouveau ces 20€ sur une cote à 2. On gagne 40€.

Etc…

Dans les faits, la montante n’a rien d’une réelle technique : c’est davantage un all-in permanent qu’une méthode statistique ou sportive. On parie sur une succession de rencontres sportive : il faudra une série de matchs validés pour gagner le gros lot.

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Généralement, ceux qui sont adeptes de la montante parient en fait l’intégralité de leur petite bankroll.

Généralement, il s’agit de nouveaux joueurs qui veulent “gagner plus”, “devenir riche” ou “rejouer” au plus vite. En entendant ce genre de discours, les books se frottent les mains. Winamax, Netbet, Betclic, Unibet, ParionsSport (FDJ), Bwin… : tous savent que ces raisonnements poussent les joueurs à parier vite, et à parier des sommes inconsidérées par rapport à leur capital initial.

Et généralement, vous l’imaginez bien… ça finit mal.

Une méthode pour les petites bankrolls… mais une méthode très risquée

Par exemple, vu que j’ai un tout petit capital de 20€, je veux tenter une bankroll sur 5 paliers (soit 5 paris) avec à chaque fois une cote de 2.

Si je parviens à passer ces 5 paris à la suite en montante, mon capital ne sera plus de 20€ mais de 20*(2^5) = 640€ ! Alléchant, pas vrai ?

Avec de tels résultats espérés, beaucoup franchissent le pas.

Sauf qu’à la moindre erreur, on perd tout simplement l’intégralité de son capital !

Il est très difficile de parvenir à enchaîner les victoires, d’autant plus sur des cotes importantes comme 2.

Et ce n’est pas non plus facile sur des “petites” cotes comme 1,5, que vous misiez sur du foot, du basket, du tennis ou du hockey.

Or, pour parvenir à 640€ avec 20€ et des cotes à 1,5, ce ne sont plus 5 paris gagnants d’affilée qu’il vous faudra viser, mais plus de 8 !

Voici un tableau simple pour comprendre quels sont les gains possibles avec une montante victorieuse, en fonction des paliers et de la cote moyenne visée :

Ce tableau permet de voir très clairement que les petites cotes sont peu ou pas adaptées aux montantes. Si l’on considère le palier 4 (soit 4 bons paris à la suite) comme l’objectif final de la montante, avec une mise initiale de 5€ :

  • Les gains seraient de 25,31€ avec une cote moyenne à 1,5
  • Les gains seraient de 41,76€ avec une cote moyenne de 1,7
  • Les gains seraient de 80€ avec une cote moyenne de 2
  • Les gains seraient de 405€ avec une cote moyenne de 3

A mes yeux, une montante devient intéressante à partir du moment où la cote moyenne est comprise entre 1,8 et 2,2. En-dessous, les gains sont trop faibles pour les risques encourus ; au-dessus de ces cotes, il me semble très difficile d’enchaîner les paris gagnants. Par exemple, une cote de 3 correspond à un match nul au football. Parvenir à pronostiquer trois ou quatre matchs nuls à la suite relève du miracle !

Aussi il n’est pas forcément recommandé de jouer en montante en misant, à chaque palier, sur le favori d’une rencontre.

Faire le pari d’une série de 5 ou 6 favoris qui parviendront à gagner, c’est méconnaître le monde du sport : aucun match n’est joué d’avance, même lorsque l’issue du match semble “à 90%” en faveur de l’une ou l’autre équipe.

Il ne faut pas confondre montante et martingale

Je vois souvent cette confusion. La montante consiste donc à reparier tous ses gains et à espérer une série victorieuse.

La martingale, elle, est une méthode qui consiste à augmenter ses mises considérablement à chaque fois que l’on perd. Cela n’a donc rien à voir !

Par exemple, si l’on joue en martingale, toujours sur des cotes à 2 :

Je joue 20€ sur une cote à 2. Je perds.

Je double donc ma mise au prochain pari.

Je joue 40€ sur une cote à 2. Je perds à nouveau.

Je double ma mise au prochain pari.

Je joue 80€ sur une cote à 2. Je perds à nouveau.

Je double ma mise au prochain pari.

Je joue 160€ sur une cote à 2. Je gagne enfin.

Mes gains sont de 160*2 = 320€.

Mes mises engagées pour remporter ces 320€ sont 160+80+40+20, soit 300€

Mon bénéfice net total est donc de 20€.

La martingale n’est PAS ADAPTÉE aux paris sportifs.

Cette méthode dite « de Hawks » a été créée pour les casinos, et notamment pour la roulette, en jouant sur noir/rouge ou pair/impair.

Elle n’a jamais réellement fonctionné (à moins d’avoir une bankroll illimitée) et elle est aujourd’hui complètement impossible, car les casinos ont mis en place un plafond de mise, ce qui empêche d’augmenter indéfiniment sa mise totale. La méthode de Hawks est le meilleur moyen de perdre aux jeux d’argent et aux jeux de hasard.

Songeons aussi qu’à la roulette, le 0 n’est ni noir, ni rouge, ni pair ni impair : voilà de quoi fausser toutes les statistiques et probabilités qu’on peut dresser…

Dans tous les cas, ne confondez pas martingale et montante. La martingale est à fuir de toute urgence.

La montante, elle, malgré les risques qu’elle comporte, peut s’avérer intéressante. Voyez la suite !

Les principaux défauts de la méthode montante “classique”

Jouer l’intégralité de son capital sur un pari, et espérer doubler, tripler ou quadrupler sa bankroll en cas de série gagnante… C’est une erreur.

Car le moindre échec vous fera tout perdre, à savoir toute votre mise et tous les éventuels gains réalisés aux précédents paliers.

Êtes-vous prêt à miser tout votre argent/tout votre capital sur un seul pari ? Et à arrêter complètement de parier si celui-ci ne passe pas ?

La montante classique n’est pas adaptée aux paris sportifs, car il est impossible (ou très peu probable) d’enchaîner 4, 5, 6… ou plus de paris gagnants d’affilée. Même si vous jouez hors ARJEL, la montante classique ne vous fera pas gagner d’argent.

Sous ces airs de simplicité, la montante est en fait un véritable pari combiné. En effet, tout comme les paris combinés, une seule erreur suffit pour tout perdre. Pensez-vous gagner régulièrement en jouant des combinés de 4 ou 5 matchs ?  Evidemment non.

Une montante à 4 ou 5 paliers a donc exactement les mêmes faiblesses qu’un combiné à 4 ou 5 matchs ! Dans les deux cas, on poursuit un hypothétique jackpot, sans même se rendre compte du cash qu’on perd… 

La montante ne prend pas en compte la variance

Lorsque l’on étudie la montante, on se rend compte que ce qui cloche, c’est justement le fait que la méthode ne prend pas en compte les paris perdants.

Or, il est impossible d’avoir un pourcentage de réussite de 100% aux paris sportifs. Une réussite de 70% est déjà énorme, et cela ne sera jamais le cas sur des cotes importantes (2 et plus). Le marché des paris sportifs est ainsi fait : tout parieur sportif sait qu’il va parfois gagner, parfois perdre. L’objectif étant de rester dans le positif, pari sportif après pari sportif, pronostic après pronostic. Il aura des bonnes périodes, et des moins bonnes?

En d’autres termes, la montante classique ne prend pas en compte la variance.

La variance, c’est le fait qu’un parieur sportif puisse connaître des séries gagnantes (plusieurs paris gagnants à la suite) et des séries perdantes (plusieurs paris perdants à la suite), quelles que soient les compétitions sportives sur lesquelles il parie, et quelle que soit son expertise.

Les pronostiqueurs qui génèrent des bénéfices sont tout simplement en mesure de gérer leurs bonnes et leurs mauvaises séries : sur plusieurs centaines ou milliers de tickets, ils parviennent à être en bénéfice. Peut-être que sur telle période ou telle période, ils ont un ROI négatif. Mais sur une saison complète, ils sont en bénéfice, car ils gèrent leurs bonnes et leurs mauvaises séries.

En d’autres termes, connaître et comprendre la variance permet de limiter ses pertes, et de finir en bénéfices.

Or, la montante ne prend pas en compte la variance. Elle considère qu’il « suffit » de faire des bons pronostics à la suite pour gagner. La montante, c’est croire qu’on peut avoir une bonne série sur 4 ou 5 matchs. Mais les paris sportifs ne fonctionnent pas vraiment ainsi !

Même si vous choisissez uniquement de parier en montante sur les favoris, vous risquez davantage de perdre que de gagner. Vous pensez que miser sur les victoires successives du Paris Saint Germain, de Manchester City, de la Juventus de Turin, du Bayer Munich et du Real Madrid suffiront à encaisser ? 

Pensez déjà que les cotes des favoris ne seront pas très hautes (généralement moins de 1,50), et regardez aussi, chaque week-end, le nombre de grosses cylindrées qui sont accrochées ou défaites par des outsiders… Au-delà des championnats nationaux de football, c’est le même constat dans les compétitions européennes (Ligue des Champions, UEFA Europa League…) et dans les autres grandes ligues sportives (NBA, NHL, etc). 

La montante stimule les comportements à risque

Pour moi, la montante classique, c’est un peu comme un fast-food.

Au fast-food, on sait qu’on ne mange pas forcément des choses très saines. On sait qu’on mange un peu plus salement que d’habitude. Mais bon, c’est un petit plaisir ! Et enfin, sans même s’en rendre compte, au fast-food, on mange vite. Beaucoup plus vite qu’en temps normal.

Une montante, on sait aussi que c’est un peu crado, que c’est un peu risqué pour la santé globale de notre capital. Mais c’est cool ! Et ça nous pousse à parier vite.

Pourquoi ? Parce que la montante a dans son ADN la notion de gains rapides. Et forcément, ses gains rapides poussent à parier rapidement. Ce qui est une aberration.

Il faut donc garder ce qui est intéressant dans la montante et gommer ses principaux défauts, à savoir :

  • Le risque pour la bankroll
  • Le fait de parier rapidement
  • La non prise en compte de la variance

En plus, après quelques jours sans fast-food (sans montante ni prono cradingue), on a souvent envie d’y retourner (de rejouer en mode crado) et on se replonge avec délectation dans une montante.

Mais cette fois-ci c’est la bonne ! On va vraiment gagner aux paris sportifs ! 

Vive les montantes !

Allez, je me concentre.

On y croit ! 

Vous y croyez, vous ? Moi, pas vraiment.

En tout cas pas plus qu’en jouant au loto…

Lisez la suite : nous allons voir que nous pouvons combler ses lacunes sans dénaturer la logique de la montante.

Montante, gestion de bankroll et répartition des mises

Il est donc tout à fait impossible de suivre aveuglément la formule classique de la montante et d’en espérer des résultats de qualité sur le long terme.

Par contre, on peut tout à fait coupler une stratégie en montante avec une gestion de bankroll saine, et une répartition des mises.

Par exemple, au lieu de miser une grosse partie de sa bankroll en montante, imaginons que la mise de départ ne correspond qu’à 5% de sa bankroll. Ainsi, un joueur qui a un capital de départ de 200€ ne risquera que 10€ par montante.

  • On vient de gommer le principal risque de la montante, mine de rien…

Imaginons ensuite que cette montante est en fait décomposée en 2 petites montantes. On divise le capital risqué par 2 : on va miser 5€ sur chaque mini-montante.

  • Voici comment on va gérer la variance et « étaler » les risques.

Prenons enfin pour objectif de faire un gain minimal correspondant à cinq fois la mise engagée : je veux donc gagner 10*5€ = 50€. Il s’agit de gains, pas de bénéfices. Dans le cas où j’atteins le seuil de 50€ gagnés, mon bénéfice réel sera de 50€ moins les 10€ engagés => soit 40€.

Je joue, à chaque palier de montante, sur une cote minimale à 2. C’est-à-dire que je vais miser 10€ en tout, et que je considérerai que ma montante sera réussie au moment où j’aurais fait un bénéfice de 40€ (il me faudra donc un gain de 50€ au moins). Vous suivez ?

  • La notion d’objectif est capitale, elle permet de savoir quand arrêter la montante.

Mettons ces idées en application. Voici une petite étude de cas.

Palier 1 : 2 bets séparés, cote mini 2.00. Retour attendu max : 20€.

On mise donc 5€ sur 2 montantes séparées avec une cote minimale à 2 (10€ d’engagés). On parlera de « mini-montante ».

Un seul des paris engagés est gagnant. Une montante est perdante.

(5€*2) => 10€

-5€ (une mini-montante perdante) => 10€ engagés pour 10€ de gains

= opération blanche.

Palier 2 : la possibilité de faire un choix

Le capital alloué à cette montante (10€) n’a pas bougé. Plusieurs solutions s’offrent à moi :

  • S’arrêter là. Bof… Tu parles d’une montante !
  • Relancer avec ces 10€, en suivant les mêmes critères qu’avant (cote mini 2).

Ce qui change ici, c’est la notion de choix : on peut s’adapter aux paris qui s’offrent à nous, et on peut aussi choisir de ne pas parier et d’attendre un meilleur bet.

On peut ralentir le rythme, car le choix nous pousse à nous tourner vers un bon bet, et non pas vers le prochain match sur lequel on peut jouer… On maîtrise mieux les risques, même si l’on sait que la montante reste une méthode risquée.

  • Je peux donc continuer en deux mini-montantes, si je trouve deux paris intéressants. Je divise mes 10€ restants par 2 : 5€ par pari. Ce choix est optimal pour ne pas tout risquer sur un seul match. Si les deux paris passent, mes gains seront de 20€, soit 10€ de bénéfices, et je pourrais continuer selon les paris que je trouve. Mais en admettant que seul un des deux paris soit gagnant, je serai à nouveau avec mes 10€ de départ.
  • Je peux opter pour la seconde option, à savoir parier ce qu’il me reste sur un seul match, pour chercher à gagner 20€ (soit 10€ de bénéfices) avec un seul bet. Je n’étale pas les risques, je recherche davantage un bet avec une confiance élevée. Le risque de perdre paraît donc plus grand, mais la probabilité que ce seul « gros » pari passe est également plus grande que de parvenir à valider deux « petits » tickets.

Personnellement, je préfère la seconde solution : 10€ sur un seul ticket, cote mini 2.

Mon ticket est gagnant : j’empoche 20€, pour 10€ misés. Me voilà avec 20€ de gains (10€ de bénéfices)

Palier 3 : diviser pour mieux gagner ?

Jusqu’ici, j’ai joué 3 tickets sur 2 paliers. 2 tickets sur 3 ont été gagnants, et j’ai engrangé un gain total de 20€.

La montante « améliorée » me permet de réduire les risques et de ne pas perdre ma mise de départ. Mais me voilà au palier 3, et je n’ai pas atteint mon objectif : 80€.

Sauf que j’ai fait déjà une erreur, et que je n’ai rien perdu non plus.

Libre à moi maintenant, avec les 20€ en ma possession :

  • De miser sur deux, trois ou même 4 nouveaux tickets (mini-montantes)
  • De miser l’intégralité de cette mise sur un seul bet (retour à la montante classique)

Dans tous les cas, cette montante en répartition et avec objectif donne le droit à l’erreur et permet tout de même d’avoir une chance de doubler votre mise de départ, sans grands risques pour votre bankroll globale (ou de tripler, quadrupler, quintupler votre mise… selon votre objectif de départ).

Cela résout la principale faiblesse de la montante, à savoir le « all-in » permanent, le coup de poker instinctif, ce quitte ou double aussi dangereux que tentant. Mais cela gomme aussi partiellement l’intérêt de la montante, à savoir engranger rapidement de gros gains… Prudence VS Gain potentiel, il faut faire des choix et s’adapter à ses propres forces/faiblesses, mais aussi à sa façon de miser.

N’oubliez pas, quel que soit votre façon de parier, montante ou pas montante, que vous devrez, avant chaque pari, comparer les cotes proposées par les sites de paris sportifs : vérifiez sur Betclic, Unibet, ParionsWeb, Bwin, Zebet…

Les petites variations entre chaque bookmaker s’avèrent très sensibles sur votre bankroll et sur le long terme, alors prenez quelques minutes pour rechercher les meilleures cotes sur un événement sportif donné. C’est un réflexe de première nécessité ! 

Autre exemple : une montante basée sur les bénéfices

On le voit, c’est difficile de créer la montante parfaite, qui ravira votre envie de gros gains rapides et calmera votre angoisse de perdre sur un seul ticket l’intégralité de votre mise.

D’autres solutions existent, par exemple la montante basée sur les bénéfices uniquement. J’emprunte ici la « Montante Triple Double » d’Anonimask, un parieur féru de NHL que je vous invite à suivre sur Twitter :

Je résume ici sa montante triple double, qui fonctionne en 2 phases :

1ère phase : diviser le capital alloué à la montante par 5 : par exemple, avec 50€ de capital = 5 x 10€
Avec ces 5 chances, l’objectif est de doubler le capital initial soit, dans notre exemple, parvenir à 50 x 2 = 100€. En jouant ces 10€ (5 chances) sur 3 paliers, voir 4. Les cotes en NHL sont généralement assez hautes et les paris nombreux (buteurs, over, points) pour y parvenir.

2ème phase : une fois qu’on est parvenus à 100€ (et seulement quand on y est parvenu), une nouvelle montante commence : on jouera uniquement avec les bénéfices acquis lors de la première phase, soit 100€ – la somme de départ engagée (50€) = 50€.

Avec ces 50€, on essayera, en trois étapes, d’atteindre une somme supérieure (400€ selon Anonimask).

SI l’on perd sur un palier de la 2ème phase, on peut revenir à la phase 1 et réutiliser sa somme de départ (que l’on a pas perdu, car en phase 2 on ne joue que les bénéfices acquis lors de la phase 1).

Je trouve ce système intéressant, car on s’intéresse d’abord à la sécurisation du capital AVANT d’essayer d’atteindre un bénéfice conséquent. En outre, si vous êtes à un palier élevé, vous pouvez décider de couvrir vos arrières, par exemple à l’aide des paris en direct.

Vos chances de gagner sont-elles plus élevées ? Pas vraiment. Disons que ce type de montante permet surtout de prendre en compte les risques de la montante (tout perdre sur un seul ticket), mais cela ne réduit pas les risques à proprement parler.

De très nombreuses autres montantes existent, et vous pouvez d’ailleurs tout à fait créer la montante qui conviendra à votre propre style de jeu, aux sports sur lesquels vous pariez et à votre cote moyenne.

Conseil en plus : avant de vous lancer, testez votre système “sur le papier”, en jouant à blanc. Cela vous permettra de peaufiner votre style de jeu et de le valider avant de risquer le moindre centime. 

Le tilt reste un risque de taille 

Dans tous les cas, quelle que soit la montante choisie et votre prudence/volonté de gains, pour moi le principal risque de la montante est le tilt. Je l’ai déjà expliqué plus haut, mais je préfère enfoncer le clou avec un nouvel exemple.

Admettons : je commence une montante classique en mon âme et conscience ! Je prends seulement 20€ de ma bankroll qui comporte 300€. Je veux multiplier cette somme par 5. En soi, cela semble possible et pas trop imprudent. Etant donné que je mise sur des cotes moyennes de 1,75, il faudra seulement 3 paliers/3 matchs pour y parvenir. Faisable, non ?

20€ x 1,75 => 35€

35€ * 1,75 => 61,2€

61,2€ * 1,75 => 107,1€

Allons-y !

Le premier pari passe. Le second aussi…Mais le troisième pari est perdant. J’étais au palier 3 : 61€ misé pour 107€ de gains possibles… Rageant !

Dans quel état psychologique suis-je au moment où je constate que j’ai perdu ?

Trois solutions, du plus plausible au moins plausible :

  1. Je douille. Il faut que je me refasse vite ! Je recommence la même montante en espérant atteindre 100€ et faire quand même un beau bénéf.
  2. Bon. Je savais que c’était une montante, que c’était risqué. Je reprends mes paris « normaux », mais je mise quand même plus que de coutume, car j’ai perdu 20€, soit presque 7% de ma bankroll totale… Moi qui ne parie que 1 à 2% par pari en général, ça fait très mal !
  3. C’est le jeu ma pauvre Lucette, ça m’empêchera pas de faire mes mots-croisés (ni de dormir, hé).

Même si je suis un parieur chevronné et raisonné et que j’ai du recul sur le monde des paris, j’avoue que je ne serai jamais dans le 3ème cas : le je-m’en-foutisme intégral, qui n’a aucune incidence sur vos prochains paris comme sur votre mental.

Une perte telle (près de 7% de la bankroll totale dans l’exemple) aura des effets négatifs à long terme sur votre façon de parier et sur les résultats de vos paris.

Suite à ce type d’échec, certains parieurs sont d’ailleurs plus enclins à se réinscrire sur d’autres bookmakers, souvent pour profiter d’un bonus de bienvenue. Croyez-vous qu’ils sont dans de bonnes conditions pour gagner ? Pour réaliser des pronos de qualité, et pour devenir des parieurs sportifs raisonnés ? Pour avoir une gestion saine et équilibrée de leur bankroll, et pour entrer dans le club très select des 3% de gagnants ?

Je vous laisse répondre à ces questions ! Résumons pour finir, et en phrase :

La montante n’est pas le mal incarné : le mal, ce sont les effets qu’elle risque d’avoir sur vous en cas de perte comme en cas de gain.

Car gagner une ou plusieurs montantes aura également des effets (pas forcément positifs) sur votre comportement de parieur…

Et vous, avez-vous déjà testé la montante ? La pratiquez-vous régulièrement ? Sous quelle forme ?


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Gabin

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