Différence entre ROI et ROC aux paris sportifs & calcul

Le ROI et le ROC sont deux indices importants en matière de paris sportifs. Ces deux notions permettent de garder un œil sur la rentabilité de vos paris et il est indispensable de bien les comprendre en vue d’une gestion de bankroll saine et raisonnée.

Définition du ROI dans les paris sportifs

Le ROI (return on investment – retour sur investissement) permet de mesurer le rapport entre vos mises totales et vos bénéfices. Un ROI positif (+X%) signifiera que vos paris vous permettent de gagner de l’argent. Un ROI négatif (-X%) signifiera que vous perdez de l’argent en pariant.

Aux paris sportifs, les mises totales, accumulées, sont aussi appelées turnover. C’est à partir du turnover que l’on calcule le ROI. Le ROI est surtout intéressant à observer sur le long terme : si vous n’avez validé qu’une poignée de paris, votre ROI sera sans doute un peu farfelu et/ou peu représentatif de quoi que ce soit.

En effet, vos mises et/ou vos bénéfices seront encore assez faibles par rapport au volume qu’elles pourraient atteindre sur toute une saison ou toute une année. On estime généralement qu’en-dessous de 100 tickets validés, le ROI reste un indice assez peu révélateur. Plus le nombre de tickets validés (et plus les mises / bénéfices) sont importants, plus le ROI est important et précis.

Comment calculer le ROI ?

Le ROI se calcule très simplement : il suffit de diviser vos bénéfices par vos mises cumulées (turnover), et de multiplier le tout par 100.

(Bénéfices/Mises cumulées) x 100

Par exemple : j’ai misé pour 500€ de paris sportifs, et j’ai généré 575€ de gains, soit 75€ de bénéfices (575€ de gains – mes mises de 500€ = 75€ de bénéfices). Il faut donc que je divise mes bénéfices par mes mises cumulées et que je multiplie le tout par 100, comme ci-dessous :

(75/500) x 100 = 15%

Dans l’exemple ci-dessus, mon ROI est donc de 15%.

Maintenant, que veut dire ce 15% ?

Ce retour sur investissement de 15% veut dire que je suis parvenu à gagner 15% de plus (575€) que les mises engagées (turnover de 500€).

En d’autres termes, et cela me semble l’image la plus parlante : chaque euro misé m’a rapporté, en moyenne, 1,15€ (soit 15% de bénéfice pour chaque euro misé).

Calculette automatique ROI

Si vous n’êtes pas copain avec les maths ou juste un peu flemmard (comme moi), j’ai créé une calculette très simple pour vous aider à calculer votre ROI en quelques secondes. C’est rapide & c’est gratuit, profitez-en 🙂


Comment calculer un ROI négatif ?

Si je n’ai pas de bénéfices, mais des pertes, c’est le montant de ces pertes que je dois diviser par mes mises cumulées.

Par exemple : j’ai misé 500€ de paris sportifs, mais je n’ai récupéré que 450€ de gains, soit 50€ de pertes.

Mon ROI se calcule comme suit :

(-50/500) x 100 = -10%

Mon ROI est donc de -10%.

Chaque euro misé m’a fait perdre 10%, j’ai donc reçu 0,90€ pour chaque euro engagé.

Qu’est-ce qu’un bon ROI ?

C’est une question très importante, car on souhaite toujours pouvoir repérer facilement les bons parieurs des mauvais parieurs, ou encore savoir où se situer soi-même.

Il est déjà facile de décrire ce qu’est un mauvais ROI : c’est un ROI négatif. Comme je le disais précédemment, un ROI négatif signifie tout simplement qu’au global, vos paris vous font perdre de l’argent.

Comme quoi, les paris sportifs, ce n’est pas qu’une affaire de sport !

Définir un « bon » ROI est plus complexe, car il ne suffit pas d’être en positif pour que le ROI soit considéré comme correct. En règle générale, on estime qu’un parieur professionnel a un ROI compris entre 3 et 6%. Si vous suivez bien, cela signifie que pour chaque € misé, il récupère en moyenne 1,03 à 1,06€.

Cependant, cette « règle » n’est que partiellement vraie. En effet, certains tipsters ont un ROI plus faible (de l’ordre de 1 à 2%) et génèrent des bénéfices importants. D’autres ont un ROI plus élevé (jusqu’à 25% parfois, voire plus !) et des bénéfices moindres.

Imaginons par exemple un parieur pro qui détient une bankroll de 10000€ et qui parie 300€ à chaque match. Il parie 300 tickets à 300€ par saison, et n’a un ROI « que » de 2%. Quels sont ses bénéfices ?

Ses mises cumulées (son turnover) = 300 tickets x 300€ = 90000€

Ses bénéfices = 2% de ROI x 90000€ = 1800€ de bénéfices.

Malgré un faible ROI, les bénéfices cumulés sont intéressants car son turnover est élevé (90000€).

Forcément, lorsque l’on gagne 1,02€ par euro misé, il vaut mieux parier beaucoup pour que cela devienne intéressant…

Quel est l’intérêt du ROI ?

Outre le fait de savoir précisément ce que chaque € misé vous rapporte (ou vous fait perdre), le ROI est un indice important pour comparer des tipsters.

En effet, chaque parieur :

  • Joue sur des sports différents
  • Joue sur des cotes différentes
  • A une bankroll spécifique
  • Joue un certain montant de sa bankroll

Alors comment comparer deux joueurs que tout oppose ? Comment savoir quel est le « meilleur » parieur des deux ? Réponse : regardez leur ROI.

Voici un exemple :

Marc a une bankroll de 5000€. Il joue sur des matchs de football en combiné, cote moyenne : 4,5. Il parie 150€ à chaque ticket, et place 100 bets par an. Il a un taux de réussite de seulement 25%.

Olivier a une bankroll de 300€. Il joue uniquement sur des matchs de tennis en simple. Cote moyenne : 1,9. Il parie 15€ à chaque ticket, et place 250 bets par an. Il a un taux de réussite correct de 65%.

A première vue, pas facile de dire quel est le parieur le plus « rentable », pas vrai ? Marc joue des tickets plus risqués avec de belles cotes, mais son taux de réussite n’est que 25%… Olivier a un taux de réussite de 65%, mais la cote moyenne n’est que de 1,90…

Calculons leur ROI respectif, et tout va s’éclairer :

MARC

Turnover (mises cumulées) de Marc = 150€ x 100 tickets = 15000€

Bénéfices de Marc = (30% de 100 tickets) x 4,5 de cote moyenne x 150€ (mise) = 16875€ soit 1875€ de bénéfices

ROI de Marc = (1875/15000) x 100 = 12,5% de ROI

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OLIVIER

Turnover (mises cumulées) d’Olivier = 15€ x 250 tickets = 3750€

Bénéfices d’Olivier = (65% de 250 tickets) x 1,9 de cote moyenne x 15€ (mise) = 4631.25€ soit 881,25€ de bénéfices

ROI d’Olivier = (881,25/3750) x 100 = 23,5% de ROI

  • A première vue, on aurait pu penser que Marc était un parieur plus « rentable » qu’Olivier car il génère plus de bénéfices.
  • Mais le ROI d’Olivier est excellent : 23,5%. Cela signifie que pour chaque € joué, Olivier a récupéré 1,235€. Dans le même temps, pour chaque € joué, Marc n’a récupéré « que » 1,125€.
  • Dans les deux cas, il s’agit de ROI élevés qui sont difficiles à atteindre, et qui sont surtout utilisés ici pour faciliter la clarté de l’exemple 😉

A retenir :

  • Le ROI est une valeur qui se calcule au fil du temps, et qui se base sur l’intégralité de vos paris. Le ROI, c’est sur le long terme ! Un ROI sur un jour ou une semaine ne veut rien dire.
  • Plus vous avez de données pour calculer votre ROI, plus celui-ci sera précis et digne d’intérêt. Pensez-y lorsque vous comparez plusieurs parieurs entre eux.
  • Un ROI de 2% ne signifie pas que vous ne gagnez que 2% de votre capital de départ (bankroll) mais que chaque pari a une rentabilité de 2%, ce qui est très différent.

Définition du ROC dans les paris sportifs

On en arrive au ROC, un indice qui correspond au Return On Capital, littéralement le retour sur capital. Cette fois-ci, on prend comme base le capital de départ, et on calcule tout simplement l’évolution de ce capital.

Une nouvelle fois, cet indice doit être calculé sur le long terme pour avoir une signification d’intérêt : calculer la variation de son ROC sur seulement quelques bets n’a vraiment aucun sens.

Le ROC va ainsi permettre d’analyser le bénéfice réalisé par rapport au capital de départ : il s’agit donc d’un indice financier plus « froid » que le ROI.

Comment calculer le ROC ?

La formule de calcul du ROC est, elle aussi, très simple :

(Bénéfices/Capital de départ) x 100

Par exemple : j’ai une bankroll de 500€ et j’ai généré, sur une année, 675€ de gains, soit 175€ de bénéfices.

(175/500) x 100 = 35%

Dans l’exemple ci-dessus, mon ROC (retour sur capital) est de 35%.

Cela signifie tout simplement que ma bankroll de départ a gonflé de 35% de son montant initial grâce à mes paris.

Calculette automatique ROC

Tout comme le ROI, voici une calculette parfaite et gratuite pour calculer en un rien de temps votre ROC !

Comment calculer un ROC négatif ?

Si je n’ai pas de bénéfices, mais des pertes, c’est le montant de ces pertes que je dois diviser par mon capital de départ.

Par exemple : j’ai une bankroll de départ de 500€, mais il ne me reste plus que 400€ à la fin de la saison, soit 100€ de pertes

Mon ROC se calcule comme suit :

(-100/500) x 100 = -20%

Mon ROC est de -20% : j’ai perdu 20% de ma bankroll de départ.

ROI et ROC : différences et intérêts

Il n’est pas opportun de juxtaposer ROI et ROC : même si ces indices se ressemblent dans leur nom et dans leur méthode de calcul, ils sont bien différents.

Un parieur avec un ROI de 2% peut avoir un ROC de 30% – l’inverse est nettement plus rare !

Forcément, le ROI influe sur le ROC. Mais un ROI faiblement positif peut générer un ROC important. Voici un nouvel exemple :

Bruno a une bankroll de 1000€ et un ROI de 3%. Il joue surtout sur du foot, sur les championnats européens (donc 10 mois par an). Il parie en moyenne 2 tickets à 30€ par jour, soit 600 paris à 30€ par ans (2 paris par jour, 30 jours dans le mois = 60 tickets par mois – on multiplie ensuite 60 tickets par 10 mois de saison = 600 tickets par an).

Bruno récupère donc, en moyenne, 3% de bénéfices pour chaque euro joué. C’est ce que nous dit le ROI.

Turnover de Bruno = 600 x 30€ = 15000€

Soit (18000 x 3%) = 540€ de bénéfices

Calculons le ROC de Bruno :

(540/1000) = 54%

Avec un petit ROI (3%), Bruno parvient tout de même à avoir un ROC très intéressant : +54% sur une saison !

Qu’est-ce qu’un bon ROC ?

Enfonçons une nouvelle porte ouverte en disant qu’un bon ROC… doit être positif.

Ensuite, tout dépend une nouvelle fois de votre bankroll. Si votre bankroll est élevée, un ROC moyen peut être tout à fait intéressant. Par contre, si votre bankroll est faible, le ROC que vous observez à la fin de l’année doit être élevé, sans quoi votre capital risque de stagner de saison en saison.

Voici un nouvel exemple :

Parieur A avec une bankroll de 10000€. ROC de 5% => 10500€ de capital à la fin de l’année.

Parieur B avec une bankroll de 500€. ROC de 20% => 600€ de capital à la fin de l’année

Parieur C avec une bankroll de 100€. ROC de 70% => 170€ de capital à la fin de l’année

Il est tout à fait possible d’avoir un ROC à deux ou à trois chiffres à la fin de la saison : c’est même clairement l’objectif !

ROC et ROI : le long terme en point de mire

Par contre, si vous cherchez à avoir un ROC de 100% en quelques semaines ou quelques mois, il y a un hic : cela signifie que vous allez prendre de gros risques en termes de paris (jouer 10%, 20% ou plus de votre bankroll à chaque pari) pour augmenter brutalement votre bankroll.

Un ROC de 50, 100 ou 150% sur une saison est tout à fait possible : c’est même nettement plus sécurisé que de vouloir augmenter rapidement son ROC.

En misant peu, sur le long terme, vous étalez les risques, les gains et les pertes. Vous ne misez pas un pourcentage très risqué de votre bankroll d’un coup et vous construisez peu à peu, patiemment, votre réussite et vos bénéfices aux paris sportifs 😉

Regardez mes pronostics et mon bilan : je mise peu, patiemment, je reste sur des % minimes, je soigne mon ROI et mon ROC, et ma bankroll augmente tranquillement !

Dans tous les cas, il faut bien différencier les deux indices :

  • Le ROI vous indique clairement votre capacité ou non à dégager du bénéfice pour chaque € misé. C’est l’indicateur de référence pour bien des parieurs.
  • Le ROC vous indique où se situe votre capital, votre bankroll, par rapport à son point de départ – c’est un indice purement financier.

J’ai un ROI ou un ROC négatif : que faire ?

Un Return on Investment et/ou un Return on Capital négatifs signifient que vous perdez de l’argent aux paris sportifs. Dans tous les cas, il faut réagir.

Cette perte d’argent peut être due à de très nombreux facteurs, parmi lesquels :

  • Une mauvaise gestion de bankroll
  • Un mauvais choix de sport
  • Des paris peu opportuns
  • Une façon de parier trop agressive, ou au contraire trop attentiste
  • Une trop forte émotivité au moment de la prise de paris
  • … etc !

J’espère que cet article vous a plu. N’hésitez pas à le partager ou à le commenter si c’est le cas !

Gabin

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